Dès lors que l’employé ne produit pas de justificatif à son employeur dans les délais impartis, l’absence est considérée comme injustifiée et il manque ainsi à ses obligations contractuelles.
Ce comportement fautif peut conduire l’employeur à prononcer une sanction disciplinaire, voire à licencier le salarié.
L’employeur peut ensuite décider de prononcer une sanction disciplinaire : Avertissement ou blâme ; Mise à pied ; Mutation ; Rétrogradation.
En cas d’absence prolongée, l’employeur peut engager une procédure de licenciement pour faute grave.
À titre d’exemple, le fait pour le salarié de prendre congé malgré le refus de son employeur constitue une faute grave.
Le choix de la mesure se fait en réalité au cas par cas, selon l’ancienneté du salarié, ses antécédents disciplinaires, son statut hiérarchique…
L’employeur peut également faire preuve d’indulgence en fonction des circonstances qui entourent l’absence.
Si l’absence injustifiée perdure et nuit au bon fonctionnement de l’entreprise, l’employeur peut licencier le salarié.
Toutefois, l’absence doit être sans rapport avec le travail.
L’employeur ne peut en effet pas licencier un salarié absent pour cause d’accident du travail ou encore de maladie professionnelle.
L’employeur est tenu de respecter la procédure classique de licenciement.
1 - Convocation à un entretien préalable
Tout d’abord, l’employeur doit envoyer une lettre de convocation à entretien préalable, par voie recommandée avec accusé de réception.
Cette convocation comporte l’objet de l’entretien (l’absence injustifiée) et la mention selon laquelle le salarié peut être accompagné par la personne de son choix.
2 - Entretien préalable au licenciement
L’entretien se déroule ensuite dans un délai d’au minimum 5 jours suivants la réception de la convocation.
Cette entrevue est l’opportunité pour le salarié de justifier son absence et de demander, éventuellement, sa réintégration dans l’entreprise.
Le fait que le salarié ne se présente pas à l’entrevue ne remet pas en cause la procédure de licenciement.
3 - Notification du licenciement
Enfin, l’employeur est tenu de notifier le licenciement du salarié, par LRAR, au moins 2 jours après l’entrevue.