Il y a encore beaucoup de publicités de trading. Quand on nous promet des grosses sommes d'argent, gagnées très rapidement, même si la personne qui nous fait cette promesse-là a une superbe maison, de très belles voitures, ce n'est peut-être pas parce qu'elle a fait du trading ou de la cryptomonnaie, mais peut-être parce qu'elle en fait la pub.
Sur ce compte, elle dénonce aussi bien des publicités déguisées pour des injections ou de la chirurgie esthétique, que la promotion de site de paris sportifs, de contrefaçons, voire d'arnaques.
Des contenus officiellement interdits depuis la loi du 9 juillet 2023, qui encadre l'influence commerciale.
Malgré tout, dans la jungle des réseaux sociaux, les contrôles restent compliqués.
Faire de la publicité et vendre demeure l'unique travail de certains influenceurs, souvent d'anciens candidats de télé-réalité.
Ce modèle économique a explosé pendant le confinement, explique Audrey Chippaux, et repose sur la relation para-sociale entre un abonné et un influenceur qui, pour créer ce lien, va savamment orchestrer le partage de sa vie privée sur les réseaux sociaux.
Dès lors où on voit un intérieur, il y a un sentiment de proximité, analyse la lanceuse d'alerte, on dévoile de l'intimité et cela contribue à créer de la relation para-sociale.
On peut tous être sous influence.
L'influenceur ramène du trafic, quel qu'il soit, plus on a d'abonnés, plus il y a de trafic sur la plateforme, le but du jeu pour une plateforme, c'est qu'on y reste le plus longtemps possible.
Il faut savoir aussi que chaque plateforme fait des publicités en direct, qui sont également trompeuses, donc de toute manière, les plateformes n'ont pas forcément intérêt à censurer tous ces contenus.