Un juge est là pour appliquer la loi.
Si un juge pense que ses décisions ne résoudront pas vos différences, que vos enfants seront quoiqu’il arrive victimes de vos disputes incessantes, il peut vous “enjoindre” de “faire une médiation”.
Une médiation enjointe c’est une médiation conseillée par le juge.
Il arrive également qu’une situation soit “inextricable” et que même le juge ne puisse pas prendre une décision “équitable”.
Dans ce cas, le juge va vous demander si vous seriez d’accord pour “faire une médiation” et si vous êtes d’accord, il va ordonner une médiation familiale.
Une “médiation ordonnée” est demandée, “exigée” par le juge.
Le juge vous remet “entre les mains” d’un médiateur familial.
La dernière réforme du divorce favorise les couples qui se sont mis d’accord avant de déposer leur requête de divorce auprès du Tribunal.
Il est désormais nécessaire de justifier d'une tentative de résolution à l'amiable de votre conflit avant de saisir le juge.
A défaut de justificatif, le magistrat pourrait ordonner cette mesure à l’audience, ce qui retarderait d’autant plus sa prise de décision.
Cela signifie concrètement que l’automatisme qui consiste à se chercher un avocat dès que l’on pense séparation ou divorce devrait progressivement être remplacé par un nouvel élan: se cherche un médiateur ou un médiatrice familiale.
Tous les conflits ont leur légitimité.
Mais avant de mettre en mouvement la Justice, il serait bon de se mettre autour d’une table et de faire appel à un médiateur.
La vie serait beaucoup plus douce.
Car un conflit consomme énormément d’énergie.
Moins il dure, moins votre santé morale et physique sera affectée, voire abîmée.
Et si vous avez des enfants, vous allègerez leur vie et préparerez des adultes conscients et responsables.
Car vous le savez, nous tous sommes des exemples pour nos enfants.
Et la médiation, cela se pratique aussi dans les cours de récréation.
Au Canada.