Si le logement des ex-époux est considéré comme bien propre de l’un d’entre eux, son propriétaire peut s’opposer à la vente de ce bien immobilier après le divorce.
Dans les faits, seul son propriétaire pourra décider ou non de vendre, sans que l’ex-conjoint ne puisse s’y opposer.
Cependant, il existe deux exceptions à cette règle.
Les époux ont choisi le régime matrimonial de la communauté universelle dans leur contrat de mariage, et ont précisé que le bien était un bien commun et non universel.
Les ex-époux s’étaient accordés pour choisir le bien actuel comme étant la résidence de la famille, remplissant l’obligation de la communauté de vie.
Le bien ne pourra alors être vendu qu’avec l’accord des deux ex-époux.
L’un d’entre eux ne peut vendre le logement familial sans consentement du second conjoint.
Dans le cas d’un bien commun, chaque époux doit donner son accord pour la vente.
Un des ex-époux pourra aussi racheter les parts de l’autre via un état liquidatif à rédiger devant le notaire.
Une exception existe : Le refus de la vente de la maison n’est pas justifié par l’intérêt de la famille.
Le second ex-époux est hors d’état de manifester sa volonté.
Si les deux conditions sont réunies, le conjoint pourra vendre le bien commun sans l’accord de l’autre.
Le juge aux affaires familiales devra être saisi pour pouvoir trancher sur cette décision, ce qui peut prendre plusieurs mois.
Si le bien est commun, le conjoint s’y opposant obtiendra gain de cause en prouvant le préjudice causé aux enfants.
Là encore, c’est le juge aux affaires familiales qui tranchera, mais la procédure est longue et bloquera la vente.
Si le juge autorise le conjoint souhaitant vendre à le faire, alors le bien commun sera vendu aux enchères judiciaires.
Afin d’éviter ces procédures à la fois onéreuses, et longues, la médiation se présente donc comme solution alternative intéressante lors d’un divorce et refus de vente de la maison par l’un des ex-époux.