Le vendeur peut-il légalement refuser une offre d’achat au prix ou non, cela dépendra de la situation.
Si le vendeur a contresigné l’offre d’achat que l’acquéreur lui a remis, alors, selon le Code civil, la vente est formée sous forme d’engagement juridique.
De ce fait, si le vendeur, après avoir contresigné l’offre d’achat, refuse de signer une promesse ou un compromis de vente, il sera en tort.
Si le vendeur n’a pas contresigné l’offre d’achat Tant que l’offre d’achat n’a pas été contresignée par le vendeur, aucun engagement juridique n’est formé.
Le vendeur a donc le droit de refuser l’offre et il ne sera pas possible de recourir contre la décision du vendeur.
Néanmoins, si la vente du bien se fait par l’intermédiaire d’un professionnel de l’immobilier, il est possible que le mandat de vente contienne une clause selon laquelle le vendeur à l’obligation d’accepter toute offre faite au prix ainsi qu’aux conditions du mandat de vente.
L’agent ou le mandataire immobilier peut rappeler les termes du contrat au vendeur et exiger une indemnisation si ce dernier refuse une offre d’achat au prix.
A noter également que le simple mandat de vente donné à un professionnel de l’immobilier n’engage pas le vendeur sur la vente du bien si un acquéreur fait une offre aux conditions prévues.
Il est donc possible que la saisine du juge judiciaire soit contestée.
Lorsque l’offre d’achat est au prix formulée par l’annonce et que vous êtes le seul acquéreur à avoir formulé une telle offre, on considère alors que la vente est parfaite et le propriétaire est censé accepter l’offre.
Si plusieurs personnes ont réalisé une offre au prix, le vendeur va choisir le profil le plus sécurisé pour procéder à la vente.
Au moment où le vendeur reçoit une offre d’achat à un prix inférieur, il peut l’accepter, la refuser ou faire une contre-proposition écrite à l’acquéreur avec des conditions différentes comme un prix supérieur, un délai de vente différent, etc.