En matière de divorce, la preuve se rapporte par tout moyen.
Des écrits : lettres écrites ou reçues par l'époux coupable d'adultère, emails, sms, photographies prises en dehors d'un lieu privé à l'insu des intéressés, factures d'hôtel et/ou de voyages, etc.
Des témoignages : attestations écrites rédigées par les membres de la famille ou par des tiers qui ont pu constater l'adultère ou recevoir des confidences de l'époux coupable d'adultère
Une enquête privée : rapport d'un détective privé rémunéré par l'époux victime
Un constat d'un commissaire de justice
L'attestation doit contenir les éléments suivants : Description des faits auxquels son auteur a assisté ou qu'il a personnellement constatée.
Noms, prénoms, date et lieu de naissance, domicile et profession de celui qui l'établit et, s'il y a lieu, son lien de parenté ou de subordination avec les époux.
Précision que l'attestation est établie en vue de sa production en justice.
Mention que l'attestant a connaissance qu'une fausse attestation de sa part l'expose à des sanctions pénales.
L'attestation est écrite, datée et signée de la main de son auteur qui doit lui annexer, en original ou copie, une pièce d'identité.
Prenez rendez-vous avec votre médecin le plus tôt possible (ou au service des urgences de l'hôpital le plus proche) en lui demandant d'attester ce qu'il a pu constater dans le cadre de sa consultation.
Une main courante peut, par exemple, éclairer le juge sur le départ du domicile conjugal d'un des époux.
Pour établir l'adultère, l'avocat du demandeur peut présenter une requête au président du Tribunal judiciaire.
Le juge désigne alors un commissaire de justice avec pour mission d'établir le constat avec l'assistance d'un commissaire de police.
Certificats médicaux
En cas de violences commises par l'époux sur sa famille, la preuve des blessures s'effectue par certificat médical.
Le constat doit le plus souvent être établi chez un tiers.
Le constat qui serait dressé à la demande des époux sans autorisation judiciaire risque d'être écarté des débats s'il y a violation de domicile ou atteinte à l'intimité de la vie privée.
L'autorisation judiciaire n'est en revanche pas nécessaire quand l'adultère a lieu au domicile des époux.
Les enregistrements téléphoniques sont des preuves recevables devant le juge.
Cependant, le fait d'enregistrer secrètement une conversation dans un lieu privé ou public, à titre privé ou confidentiel, sans le consentement de la personne constitue une atteinte à la vie privée.
Une telle preuve serait jugée irrecevable car obtenue par fraude.
Aveu
Correspondances
Enregistrements téléphoniques
Témoignages et attestations
Certificats médicaux
Mains courantes
Constats dressés par un commissaire de justice (ex-huissier de justice)
Attestations écrites
Témoins entendus dans le cadre d'une enquête ordonnée par le juge aux affaires familiales.