Les délais de droit commun de prescription de l’action publique sont : 20 ans pour les crimes, 6 ans pour les délits, 1 an pour les contraventions.
Le délai varie selon la qualification des faits, c’est-à-dire selon leur gravité.
Les délais sont fixés par la loi pénale, susceptible d’évolution dans le temps et ainsi d’allonger les délais.
Le délai de prescription est calculé en fonction de la loi applicable à la date de commission de l’infraction.
Lorsque de nouvelles dispositions en matière de prescription sont adoptées, elles s’appliquent aux situations qui ne sont pas prescrites.
Si c’est le cas, la loi nouvelle peut remplacer l’ancien délai par un nouveau et permettre l’engagement des poursuites sur une plus longue durée.
Cependant, une fois que l’action publique est éteinte, elle n’est plus susceptible d’être rouverte.
En effet, dans un souci de sécurité juridique, une fois le délai de prescription atteint, il ne peut être rouvert.
Même si l’action publique est prescrite, une victime aura toutefois toujours le droit de déposer plainte.
Le délai dépend du type d’infraction, de l’existence ou non d’une victime et de son âge au moment des faits.
Si en principe son point de départ est le jour de l’infraction, il existe une exception majeure lorsque la victime était mineure au moment de la commission des faits.
Lorsqu’une victime devenue majeure a été victime dans son enfance, elle peut déposer plainte au moment qu’il lui semblera opportun.
La loi du 3 août 2018 visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes a, une nouvelle fois, allongé le délai de prescription pour certains crimes commis sur des mineurs.
C’est le cas notamment de l’infraction de viol pour laquelle le délai est aujourd’hui fixé à 30 ans à compter de la majorité, permettant aux victimes d’engager une action jusqu’à l’âge de 48 ans.
Le délai de prescription du viol sur un enfant peut désormais être prolongé si la même personne viole ou agresse sexuellement par la suite un autre enfant jusqu’à la date de prescription de cette nouvelle infraction.