Les victimes de poursuites abusives sont mieux protégées depuis le 1er janvier 2019, avec l'entrée en vigueur d'une révision de la loi permettant de mieux défendre les personnes qui font l'objet d'un commandement de payer injustifié.
Une particularité helvétique permettait à n'importe qui de mettre aux poursuites un autre citoyen, sans que celui-ci soit réellement son débiteur.
La révision de la loi sur la poursuite pour dettes et faillite permet désormais aux victimes de commandements de payer abusifs d'empêcher que ceux-ci ne soient communiqués à des tiers.
Il existait déjà une possibilité pénale de déposer une plainte pour une tentative de contrainte, mais c'était une procédure aux conditions assez restrictives.
Il fallait introduire soi-même une action, effectuer une avance de frais au tribunal.
La situation très claire où l'on est victime d'une personne qualifiée de quérulent va disparaître.
C'est tant mieux, car il suffisait, pour ennuyer quelqu'un dans son quotidien, pour l'empêcher de contracter un leasing, de devenir locataire, de lui faire notifier cette poursuite.
Maintenant, puisqu'il faudra justifier de ses poursuites, les créanciers légitimes vont sans doute être un peu plus actifs.
Lorsque c'est justifié, il faudra peut-être se manifester de manière un peu plus proactive vis-à-vis de ses débiteurs.
Ce n'est pas simple, ni rapide, de se débarrasser d'une poursuite et qu'il faudra toujours très souvent faire appel à un homme de ley, ce qui est dommageable pour les citoyens.