Lors de l’information judiciaire, si votre avocat constate un vice de procédure, il déposera une requête devant la Chambre de l’instruction, située au sein de la Cour d’appel du Tribunal Judiciaire compétent.
Le Code de Procédure Pénale prévoit des délais particulièrement stricts pour se prévaloir de nullités procédurales dans le cadre de l’instruction.
L’article 173-1 du Code de Procédure Pénale prévoit notamment que les parties disposent d’un délai de 6 mois à l’issue de leur premier interrogatoire pour soulever les nullités issues de cet interrogatoire ou des actes antérieurs à celui-ci.
Ce délai commence à courir à compter de la notification de la mise en examen.
Aussi, à compter de l’avis de fin d’information, l’article 175 dudit Code précise que les parties disposent d’un délai d’un ou trois mois à compter de l’avis de fin d’information pour présenter des requêtes en nullités.
Avant que l’affaire ne soit jugée, votre avocat analysera avec le plus grand soin l’ensemble du dossier pénal et, en cas de nullité(s), il déposera des conclusions aux fins de nullité lors de l’audience.
Fondamental : les exceptions de nullité doivent être présentées avant toute défense au fond, ce qui signifie que votre avocat déposera des conclusions de nullité à l’audience et les plaidera dès que l’affaire sera appelée, avant même que le fond du dossier ne soit évoqué.
Les nullités doivent être invoquées par les parties et ne peuvent pas l’être par le Tribunal, à l’exception de sa propre incompétence.
Attention : une exception de nullité qui n’a pas été invoquée devant le Tribunal Correctionnel ne peut plus l’être devant la Cour d’appel.