L'envoi d'un recours gracieux à l'administration proroge de deux mois le délai de recours contentieux contre la décision à compter de la notification de la décision prise sur le recours gracieux ou hiérarchique.
Or, par un arrêt du 13 mars 2018, la Cour administrative d’appel de Lyon a jugé qu’un recours gracieux électronique proroge le délai de recours contentieux dès lors qu’il est démontré que la collectivité concernée à bien reçu le recours gracieux en cause et ce, quand bien même elle n’aurait pas adressé d’accusé de réception à l’intéressé.
Une collectivité publique ne peut donc pas échapper à la prorogation des délais de recours contentieux en refusant de délivrer un accusé de réception aux demandes électroniques des administrés.
Toute réponse de l’administration à un recours gracieux électronique vaut donc accusé de réception de la demande, sans valoir nécessairement rejet de la demande.
Au contraire, dès lors que l'administration répond, même partiellement, au recours gracieux électronique reçu, elle doit, par principe, être regardée comme ayant reçu ledit recours gracieux électronique et dispose du délai de droit commun de deux mois pour répondre à la demande.