L’autorité parentale, dit la loi, est exercée conjointement et à égalité par les deux parents, qu’ils soient séparés ou pas.
Ils doivent ainsi veiller à la sécurité morale et matérielle de l’enfant, à sa santé et à son éducation.
Pour les couples non mariés, cette autorité parentale conjointe suppose que la filiation soit établie pour les deux parents.
En cas de séparation, il est admis que celui qui garde l’enfant prenne seul certaines initiatives relevant du quotidien, alors que l’accord des deux parents sera requis pour les actes importants.
Le parent qui a la garde de l’enfant a les mains libres pour agir dans la vie courante.
Tout parent est amené à prendre des décisions concernant la vie courante de l’enfant habitant avec lui.
Certes, en principe, l’autorité parentale s’exerce à deux, mais il est difficile de demander à chaque fois l’accord de l’autre parent quand il n’est pas là.
Heureusement, dans la pratique, la loi permet une certaine souplesse concernant les actes qualifiés d’usuels, qui n’engagent pas l’avenir de l’enfant ou ne portent pas atteinte à son intégrité physique.
L’autorité parentale peut cependant être exercée par un seul parent si l’intérêt de l’enfant est en cause, par exemple si l’autre parent est violent ou alcoolique.
Interdit de se passer de l’accord de l’autre, sous peine d’être déchu de ses droits.
Autorisation d’une intervention chirurgicale, inscription à un cours d’instruction religieuse, redoublement d’une classe, changement d’école… Autant de décisions importantes impliquant l’accord des deux parents.
En cas de mésentente, l’un ou l’autre peut saisir le juge aux affaires sociales qui réglera le conflit soit en tranchant lui-même, soit en proposant une médiation familiale.