Ce dernier est exonéré d’impôt uniquement si la prestation est versée en capital à bref délai.
En revanche, il est imposable si elle est versée en capital ou en rente sur plus d’un an.
Dans ce cas, il doit déclarer les sommes reçues en tant que pension alimentaire et elles sont taxables sous déduction d’un abattement de 10%.
Prestation «mixte».
En cas de prestation versée pour partie en capital dans les 12 mois du divorce et pour partie en rente, l’époux bénéficiaire est imposable sur la part reçue en rente.
Exonération totale pour le créancier
Plusieurs députés de la « majorité présidentielle », à l’initiative de Marie‑Pierre Rixain, députée En Marche de l’Essonne, proposent de réformer le régime fiscal des prestations compensatoires versées sur plus de 12 mois, afin qu’elles ne constituent plus un revenu imposable.
L’époux bénéficiaire serait ainsi exonéré d’impôt sur toutes les sommes reçues, quels que soient leurs modalités et délais de versement et la nature de l’avantage fiscal accordé à l’époux débiteur.
Il n’aurait plus rien à déclarer au fisc, qu’il perçoive un capital ou une rente, en une fois ou de manière échelonnée, sur 12 mois ou plus.
Cette proposition vise à renforcer l’égalité fiscale entre les femmes et les hommes.
Soutenue par le Gouvernement, elle pourrait être inscrite dans le projet de loi de finances qui sera débattu par le Parlement à l’automne.
L’exonération s’appliquerait alors à toutes les prestations compensatoires perçues à compter du 1er janvier 2024, indépendamment de la date du jugement ou de la convention de divorce.
A suivre.
Prélèvement à la source.
Les époux bénéficiaires d’une prestation imposable sont soumis au prélèvement à la source sous forme d’acomptes d’impôt prélevés par le fisc sur leur compte bancaire.
Ces prélèvements cesseront en janvier 2024 si la réforme est votée.