Le juge aux affaires familiales fixe des mesures provisoires dans l’ordonnance de non-conciliation, celles-ci déterminent l’organisation de la vie conjugale et familiale pendant la procédure de divorce.
Ces mesures provisoires concernent notamment la question du logement.
Dans le cas d’un divorce par consentement mutuel, les époux fixent eux-mêmes les mesures provisoires.
C’est donc à eux qu’il revient de déterminer qui conservera la jouissance du domicile conjugal pendant le divorce.
Si les époux ne tombent pas d’accord, le juge aux affaires tranche lui-même et accorde la jouissance du domicile conjugal à l’un ou l’autre des conjoints, en vertu de l’article 255 du Code civil.
Après le divorce, le logement est attribué à l’un ou l’autre des ex-époux.
C’est le JAF qui détermine l’attribution.
Le logement est en général attribué à l’époux qui a la garde des enfants, ou au conjoint innocent.
Si les deux conjoints sont propriétaires du logement, celui-ci peut être vendu.
L’argent est alors partagé entre les deux conjoints.
Ou bien l’un des conjoints peut décider de vendre sa part à l’autre conjoint.
Une convention d’indivision peut également être signée entre les deux conjoints.
Pendant la procédure de divorce, le JAF peut attribuer le logement à l’un ou l’autre des conjoints.
Le fait qu’un des époux soit le propriétaire du logement n’entre pas en considération.
Deux éléments principaux déterminent la décision du juge : L’intérêt des enfants, La situation financière respective des conjoints.
Après le prononcé du divorce, le conjoint propriétaire récupère son bien propre, à savoir le logement.
L’autre conjoint est donc obligé de quitter le logement.
Sauf si l’autre conjoint est celui qui a la garde des enfants.
Dans ces cas-là, le juge aux affaires familiales peut contraindre le conjoint propriétaire à louer son logement à l’autre conjoint qui a la garde des enfants.
La durée du bail est alors fixée par le juge.
A l’issue du divorce, les deux conjoints peuvent vendre le logement et partager la somme entre eux.
Autre possibilité : l’un des conjoints peut vendre sa part à l’autre.
Autre possibilité : l’un des conjoints accepte que l’autre conjoint jouisse du logement.
Dans ces cas-là, le conjoint qui bénéficie de la jouissance du logement verse une somme d’argent à l’autre conjoint.
Enfin, dernière possibilité : une convention d’indivision peut être signée.
Cela permet aux ex-époux de prendre le temps de réfléchir avant de statuer sur le devenir du bien immobilier.
Pendant le temps de la réflexion, le bien peut être loué.