L’exequatur est une procédure judiciaire qui permet, à une personne ou à une société, d’obtenir la reconnaissance du tribunal judiciaire. Elle permet l’exécution sur le territoire français, d’un jugement rendu à l’étranger. La procédure d’exequatur est encadrée par les articles 509 à 509-7 du Code de procédure civile qui disposent que les jugements rendus par les tribunaux étrangers et les actes reçus par les officiers étrangers sont exécutoires sur le territoire de la République de la manière et dans les cas prévus par la loi. Concrètement, la procédure d’exequatur est la transposition d’une décision de justice étrangère en droit interne afin de pouvoir bénéficier des effets juridiques qui y sont attachés. Il revient à l’avocat d’introduire, par une assignation, la demande d’exequatur. Pour être appliqué, l’exequatur doit respecter certaines conditions, ainsi les décisions doivent avoir été rendues par une autorité judiciaire étrangère habilitée et dans le respect des règles de procédure. La France a pu conclure une convention internationale bilatérale avec le pays dans lequel le jugement a été rendu, ce sont les « accords de coopération judiciaire ». Les documents nécessaires pour réaliser un exequatur sont : un original du jugement ou de l’acte, bénéficiant généralement d’une apostille ; un certificat de coutume d’un juriste étranger qui confirme que le jugement ou l’acte est définitif dans le pays où il a été rendu ; une traduction assermentée du jugement ou de l’acte étranger. En clair, l’exequatur est une procédure visant l’exécution forcée en France d’une décision de justice étrangère. Trois personnes interviennent dans la procédure : l’huissier qui délivre l’assignation, l’avocat qui vous représente devant le tribunal et le traducteur juré si le jugement ou l’acte étranger n’est pas en français.