L’article 212 du Code civil est très clair là-dessus, chaque époux a obligation de respect et de fidélité envers son conjoint. Par conséquent, dès que le mari ou la femme entame une relation amoureuse avec une autre personne, quel que soit son sexe, l’on peut déjà parler d’adultère. En effet, la tromperie ne se limite pas seulement aux rapports physiques et sexuels, mais peut aussi avoir un caractère moral et psychologique. De ce fait, peuvent être également considérés comme infidélité les relations virtuelles et à distance quand bien même en l’absence d’un contact charnel. Ainsi, la fréquentation d’un club échangiste ou l’inscription sur un site de rencontre peut être considéré comme une violation du devoir de fidélité.
Il existe cependant des exceptions, lorsque l’infidélité est par exemple réciproque, il n’y a pas d’adultère. Par ailleurs, si la tromperie découle du comportement fautif d’un des conjoints, l’adultère peut-être aussi contestée. Mais tout est bien sûr laissé à l’appréciation du juge.
Les preuves de l’adultère restent une accusation grave et doivent-être tout simplement prouvé. Pour cause, de simples suspicions sont malheureusement loin d’être suffisantes pour demander un divorce pour faute même avec l'appui d'un avocat.
C’est un fait maintenant, la tromperie d’un conjoint n’est plus une faute pénale et cela malgré l’humiliation pouvant découler de cet acte, mais demeure cependant un délit civil. Néanmoins, si prouvé, l’adultère peut entraîner le divorce pour faute, dans la mesure où le maintien de la vie commune n’est plus possible.
Excepté dans le cas où l’un des époux a pris connaissance de l’infidélité de l’autre, mais surtout l’a pardonné et la relation de couple n’en a pas été altéré. En outre, l’époux trompé est tout à fait en droit de demander des dommages et intérêts pour les préjudices moraux occasionnés par la femme ou le mari infidèle.